Pluie, humidité et douleurs aux jambes : comment la météo aggrave vos articulations à Neuville‑sur‑Saône ?
Quand il pleut, vos genoux, hanches ou pieds vous font plus mal ? Pluie, humidité, risques de chute : découvrez comment les semelles 3D et la contention soulagent à Neuville‑sur‑Saône.


En ce moment, autour de Lyon et de Neuville‑sur‑Saône, la pluie semble ne plus vouloir s’arrêter. Beaucoup de patients arrivent au cabinet en disant la même phrase : « Dès qu’il pleut, j’ai plus mal aux genoux, aux pieds, aux hanches… ».
Cette sensation n’est pas qu’une impression vague ou « psychologique » : pour beaucoup de personnes qui souffrent d’arthrose, de douleurs chroniques ou de problèmes de circulation, la météo joue réellement un rôle dans l’intensité des symptômes. Quand le temps devient humide, que le ciel est bas et que les températures chutent, le corps réagit, et les articulations déjà fragiles le font payer.
Dans cet article, nous allons voir pourquoi la pluie et l’humidité peuvent réveiller vos douleurs, comment le mauvais temps augmente aussi le risque de chute, ce que la pluie change pour vos pieds (mycoses, macération…), et surtout ce que l’orthopédie peut apporter pour mieux vivre ces périodes où il pleut « tous les jours ».
L’objectif n’est pas de vous faire peur, mais de vous donner des explications simples et des pistes concrètes pour retrouver du confort, même lorsque le ciel reste gris pendant des semaines.
Pourquoi la pluie réveille vos douleurs articulaires
Beaucoup de personnes arthrosiques ou ayant déjà eu des traumatismes (entorse, fracture, opération) remarquent que leurs douleurs augmentent avec la pluie et l’humidité. Ce phénomène est connu depuis longtemps : certains patients disent même qu’ils « sentent la pluie arriver » dans leurs genoux ou leurs hanches avant même de regarder la météo.
Plusieurs éléments météorologiques peuvent influencer les douleurs :
La baisse de la pression atmosphérique. Quand la pression extérieure diminue, cela modifie l’équilibre de pression entre l’intérieur et l’extérieur du corps. Les tissus articulaires (capsule, ligaments, membranes) peuvent légèrement se dilater et devenir plus sensibles, surtout s’ils sont déjà enflammés ou usés.
L’augmentation de l’humidité. Un air humide est souvent associé à une sensation de lourdeur et de raideur musculaire. Chez les personnes souffrant d’arthrose ou de rhumatismes, cette humidité ambiante peut accentuer la perception de douleur, en particulier le matin au lever ou après une position assise prolongée.
La baisse des températures. Le froid provoque une vasoconstriction (les vaisseaux sanguins se resserrent), ce qui peut diminuer le flux sanguin local, augmenter la raideur musculaire et rendre les mouvements plus douloureux, surtout sur des articulations déjà fragiles.
Concrètement, cela se traduit par :
des genoux qui tirent plus qu’en temps sec,
des hanches ou lombaires plus sensibles,
des pieds douloureux dès les premiers pas,
une sensation de « rouille » au lever, avec besoin de « dérouiller » les articulations quelques minutes avant de se sentir plus fluide.
Ce n’est donc pas « dans votre tête » : la météo ne crée pas la pathologie, mais elle peut nettement moduler la douleur ressentie sur un terrain déjà fragilisé.
Pluie, froid et raideur : un cercle vicieux
À la douleur mécanique s’ajoute souvent un autre phénomène : quand il pleut plusieurs jours de suite, on bouge moins. On sort moins, on marche moins, on évite parfois les escaliers ou les sorties rapides, surtout si l’on a peur de glisser. Or, le manque de mouvement est un facteur clé d’aggravation des troubles articulaires.
Quand on bouge peu :
les muscles perdent en tonus,
les articulations se raidissent,
la circulation sanguine et veineuse ralentit,
la sensation de jambes lourdes ou pieds gonflés augmente en fin de journée.
Résultat : la douleur devient plus présente non seulement à cause de la météo, mais aussi parce que l’activité physique a diminué. C’est un cercle vicieux : plus il pleut, plus on reste immobile, plus les articulations se figent, plus les douleurs s’intensifient.
L’objectif, dans ce contexte, n’est pas de vous demander de faire un marathon sous la pluie, mais de trouver un juste milieu : garder un minimum de mouvement, même à la maison, pour limiter cette raideur et entretenir vos muscles et vos articulations.
Sols mouillés, trottoirs glissants : un risque réel de chute
La pluie ne joue pas seulement sur la douleur, elle influence aussi votre sécurité au quotidien. Quand les chaussées, trottoirs et escaliers extérieurs sont mouillés, le risque de chute augmente nettement, surtout pour :
les seniors,
les personnes qui ont déjà chuté,
celles qui ont des troubles d’équilibre, des douleurs de pieds ou des semelles lisses.
Plusieurs situations sont particulièrement à risque :
les premières pluies après une période sèche, où un mélange d’eau et de poussières rend le sol très glissant ;
les trottoirs avec feuilles mortes imbibées d’eau ;
les escaliers extérieurs sans main courante, les rampes d’accès, les descentes de garage ;
les zones carrelées devant les magasins ou les halls d’immeuble.
Lorsqu’on a déjà mal aux genoux, aux hanches ou aux chevilles, on compense souvent en marchant différemment : petits pas, appuis hésitants, poids déplacé vers l’avant ou l’arrière.
Cette démarche « de prudence », ajoutée à un sol glissant, peut paradoxalement augmenter le risque de déséquilibre.
En tant qu’orthésiste‑orthopédiste, je vois souvent des patients qui viennent après une première chute, parfois sans gravité, mais qui laisse une grosse appréhension. La pluie, dans ces cas-là, devient une source d’angoisse : on n’ose plus sortir, ou alors on se crispe au moindre trottoir mouillé. C’est là que l’on peut agir, avec une approche globale sur les appuis, la stabilité et le choix de chaussures.
Pluie, chaussures mouillées et pieds enfermés : le terrain parfait pour les mycoses
Autre conséquence discrète de la pluie : les pieds passent souvent la journée dans des chaussures fermées, parfois humides. Une petite infiltration d’eau le matin, des chaussettes qui ne sèchent jamais vraiment, une paire de chaussures portée plusieurs jours de suite sans temps de séchage… et les problèmes commencent.
La combinaison « humidité + chaleur + manque d’aération » est idéale pour le développement des champignons responsables des mycoses des pieds (pied d’athlète). Cela se manifeste par :
démangeaisons entre les orteils,
peau qui pèle ou se fissure (petites crevasses),
rougeurs, parfois odeurs gênantes,
dans certains cas, atteinte des ongles (mycose unguéale).
Les personnes les plus exposées sont celles qui :
portent des chaussures fermées toute la journée (boulot, trajets, etc.),
ont déjà des problèmes de circulation ou un diabète,
transpirent beaucoup des pieds,
gardent des chaussettes humides sans les changer.
Quelques réflexes simples peuvent déjà aider :
bien sécher les pieds après la douche, en insistant entre les orteils ;
changer de chaussettes dès qu’elles sont humides ;
alterner les paires de chaussures pour leur laisser le temps de sécher complètement ;
privilégier des chaussettes en matière respirante ;
consulter si une démangeaison ou une rougeur persiste, afin d’éviter que la mycose ne s’installe.
Là encore, la météo ne crée pas la mycose à elle seule, mais elle favorise les conditions qui permettent au champignon de se développer. Sur des pieds déjà fragiles, sur des appuis douloureux, cela peut ajouter une gêne supplémentaire à chaque pas.
Comment l’orthopédie peut vous aider quand il pleut « tout le temps »
Face à tout cela, la bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions concrètes pour mieux vivre les périodes de pluie. Le rôle d’un cabinet d’orthopédie‑orthèse, comme Ortho’Care à Neuville‑sur‑Saône, est précisément de vous aider à :
réduire vos douleurs d’appui,
améliorer votre stabilité,
sécuriser votre marche,
prévenir certaines complications (chutes, aggravation de douleurs, etc.).
Semelles orthopédiques 3D : soulager et stabiliser
Des semelles orthopédiques sur mesure, réalisées en 3D, permettent de :
mieux répartir les charges sous le pied,
corriger certains déséquilibres d’axe (pied plat, pied creux, genou en valgus/varus, etc.),
limiter les surpressions responsables de douleurs plantaires, d’épine calcanéenne ou de métatarsalgies,
améliorer la stabilité en marchant sur un sol mouillé ou irrégulier.
Lorsqu’il pleut, on a tendance à raccourcir le pas, à se crisper et à solliciter différemment certaines zones du pied. Des semelles adaptées peuvent amortir ces contraintes, diminuer les douleurs et donner une sensation de sécurité supplémentaire. Elles s’intègrent dans la plupart des chaussures de ville et de sport, et il est souvent possible de prévoir une paire compatible avec vos chaussures d’hiver (bottes, bottines, etc.).
Contention veineuse : jambes lourdes et pluie froide
Les chaussettes et bas de contention ont déjà montré leur intérêt sur les jambes lourdes, gonflées ou douloureuses, notamment par temps froid, quand la circulation a tendance à ralentir. Là encore, la pluie joue un rôle indirect : on marche moins, on reste plus longtemps assis ou debout statique, ce qui favorise la stase veineuse.
Une contention adaptée peut :
améliorer le retour veineux,
diminuer la sensation de jambes pesantes en fin de journée,
limiter les œdèmes au niveau des chevilles,
rendre les déplacements plus confortables, même lorsqu’on reste longtemps en position statique.
Bien ajustée, la contention ne doit pas « serrer » douloureusement, mais envelopper de manière homogène. La prise de mesure au cabinet permet de choisir la bonne taille, la bonne classe et un modèle compatible avec votre mode de vie (habillage, type de chaussures, activité).
Bilan d’appui et analyse de marche : prévenir les chutes
Pour les personnes qui ont déjà chuté une fois, ou qui ont l’impression de « glisser tout le temps » quand il pleut, un bilan d’appui et une analyse de la marche sont particulièrement utiles.
Au cabinet, ce bilan permet :
d’analyser la répartition des charges sous vos pieds ;
de voir si certaines zones supportent trop de poids ;
de repérer des déséquilibres susceptibles de favoriser une perte d’équilibre ;
d’adapter ensuite des semelles ou des conseils de chaussage.
En complément, on peut discuter de vos chaussures actuelles : semelle trop lisse, talon instable, chaussant trop large ou trop étroit. Une simple modification de modèle peut parfois réduire significativement le risque de glisser, surtout en cas de pluie fréquente.
Conseils pratiques pour mieux vivre les épisodes de pluie
Pour résumer les points clés de manière concrète, voici quelques habitudes à adopter lorsque la météo devient très humide :
Garder vos articulations au chaud
Porter des pantalons, collants ou chaussettes qui couvrent bien genoux et chevilles, éviter les courants d’air froid sur des articulations déjà douloureuses, utiliser des couches de vêtements faciles à enlever dès que vous rentrez dans un endroit chauffé.Choisir des chaussures adaptées
Privilégier des semelles antidérapantes avec un bon grip, éviter les talons trop hauts ou trop fins, rechercher une bonne tenue du pied (contrefort arrière rigide, lanières ou lacets qui maintiennent). Une chaussure qui tient bien le pied limite les mouvements parasites et améliore la stabilité sur sol mouillé.Protéger vos pieds de l’humidité
Changer de chaussettes si elles sont mouillées, alterner les paires de chaussures pour leur laisser le temps de sécher, bien sécher vos pieds après la douche, y compris entre les orteils, consulter en cas de suspicion de mycose.Continuer à bouger même à la maison
Malgré la pluie, faire quelques pas réguliers dans la journée, des petits exercices doux (flexion‑extension de cheville, lever de chaise, marche dans le couloir) permet de garder les articulations mobiles et les muscles actifs.Ne pas banaliser la peur de tomber
Si vous avez peur de sortir dès que le sol est mouillé, si vous avez déjà chuté ou frôlé la chute, en parler au professionnel de santé est important. Un bilan d’appui, une adaptation des semelles, voire la recommandation d’aides techniques ou de séances de rééducation peuvent éviter que cette peur ne se transforme en isolement.
Quand consulter au cabinet Ortho’Care ?
Il peut être utile de prendre rendez‑vous au cabinet d’orthopédie‑orthèse dans plusieurs situations :
vos douleurs de pieds, genoux ou hanches augmentent nettement dès qu’il pleut ;
vous avez l’impression de ne plus être stable sur les trottoirs mouillés ;
vous avez récemment chuté ou fait une « quasi‑chute » et cela vous inquiète ;
vos pieds sont souvent enfermés dans des chaussures humides et vous commencez à avoir des démangeaisons ou des fissures entre les orteils ;
vous avez déjà un diagnostic d’arthrose ou de troubles veineux et vous sentez que la météo vous handicape au quotidien.
Lors de la consultation, nous prenons le temps de :
discuter de vos douleurs, de vos activités, de vos craintes ;
examiner vos appuis, votre posture et votre marche ;
vous proposer, si besoin, des semelles orthopédiques 3D sur mesure ;
vérifier si une contention veineuse peut vous aider ;
vous conseiller sur vos chaussures et vos habitudes au quotidien.
La pluie, à elle seule, ne peut pas être supprimée. Mais il est possible de réduire l’impact qu’elle a sur vos articulations, votre confort de marche et votre risque de chute. Si chaque épisode pluvieux devient synonyme de douleurs et d’angoisse, c’est qu’il est temps d’agir.
À Neuville‑sur‑Saône, le cabinet Ortho’Care accueille des patients de tous âges (adultes, seniors, actifs, sportifs) qui veulent retrouver des appuis plus stables et des jambes plus légères, même lorsque le temps reste gris plusieurs jours de suite. Prendre rendez‑vous, c’est la première étape pour que la pluie ne décide plus, à votre place, de ce que vous pouvez ou non faire dans votre journée.
